|
|
|
||||||
|
|||||||
|
|
|||||||
|
|
|
ÉVOLUTION –
ATTRIBUTION : |
|
||||
|
|
|
« QUE VEUT DIRE « C’EST
FAIT MAIN » ? Les vrais kilims ont continué à être produits par
les nomades jusqu’à la fin du 19ème siècle. L’arrivée
des couleurs synthétiques (1860) en premier, et la révolution industrielle à
la fin de la 2ème guerre mondiale, ont provoqué un désastre pour
l’artisanat tribal. L’usage des couleurs végétales fut remplacé
par celui des couleurs synthétiques, et la laine industrielle pré- teintée
prit la place de la laine filée à la
main. La récente découverte des kilims d’Anatolie par les occidentaux,
d’abord par les collectionneurs et les amateurs dans les années 1950.
Ensuite par les commerçants et par le grand public, grâce à l’organisation
de la première conférence internationale, consacrée à l’étude des
kilims d’Anatolie dans les prestigieux musées d’Istanbul en
octobre 1984. Puis l’exposition
organisée sous l’égide du Conseil de l’Europe sur les
Civilisations anatoliennes en mai Suite à tous ces évènements et aux demandes
croissantes du marché occidental et du marché touristique, les villages des
familles nomades sédentarisées, sollicitées par des industriels et des
commerçants, sont devenus des ateliers produisant des objets dits « kilims -
tapis » depuis les années 87 et tout cela à moindre coût. Ces récentes productions ressemblent à leurs
ancêtres à première vue par leurs dessins
mais la qualité intrinsèque de la matière première, de la teinture et
les acquis tribaux et authentiques des anciens ont totalement disparu. Toute
la valeur matérielle et artistique ayant été détruite que même la pire
qualité de kilims anciens est devenu une merveille à côté de ceux fabriqués
actuellement. Face à cette dévalorisation inévitable, il fallait
trouver un moyen qui puisse leur permettre d’apparenter
d’avantage aux anciens ; on a donc inventé le « bain de soleil » pour faire
passer et adoucir les couleurs afin de donner une apparence plus ancienne.
Dans un deuxième temps le « lavage chimique » qui n’a pour but que de
donner aux kilims et aux tapis davantage de souplesse de patine et de
brillance. Pour terminer la tâche de falsification, on applique le « bain de
thé » et en dernier lieu on presse le tapis ou kilim entre deux cylindres
pour l’aplatir et l’affiner afin de lui donner un aspect usé.
Sans exagérer, il faut avoir les yeux au bout des doits pour faire la
différence, visuellement ils sont presque identiques mais leur durée de vie
n’arrivera pas 2 ans. Cette mode du KILIM a fait que la fabrication
principale s’est orientée vers la satisfaction des goûts de cette
nouvelle clientèle : Les motifs ont été sélectionnés en fonction de ceux-ci,
sans vraiment tenir compte des traditions tribales, familiales et locales. Il
n’est pas rare de nos jours de voir des kilims dont la partie centrale
est anatolienne, les motifs de bordures caucasiens et les motifs de remplissage
occidentaux. De même, les couleurs et les dimensions ont été adaptés à la
clientèle avec des variantes selon les goûts nationaux, français, américains,
italiens, allemands... Les beaux kilims anciens en grande taille (3- «
L’art naît de contrainte, vie de lutte et meurt de liberté » André
Gide -
Anatolya,
9 Rue de la Boëtie, 33000 Bordeaux - France -
Contact - |
|
||||